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dimanche 7 avril 2019

#PLIB2019 - Nox d'Eloïse Tanghe

#ISBN9782375680636
#PLIB2019 

Résumé :
Dans les couloirs glacés d'un asile, des voix chuchotent à votre esprit. Elles vous murmurent une destination, un village. Vous soufflent des images. Un lac cerné de neige. Une église souillée. Un brasier et les cris qu'il renferme. Elles vous content une histoire de sorcières. Vous narrent ses chapitres maudits. Sous un linceul de cendres, git une vérité que nul habitant ne pourra plus ignorer. Leurs secrets. Leurs peurs. La vôtre. Il est déjà trop tard. Bienvenue à Clairemont. 

Aloha les lecteurs ! 

Aujourd'hui je vous parle d'une très bonne lecture que j'ai faite il y a un petit moment déjà... (Oui je suis à la bourre dans mes chroniques xD) Comme vous pouvez le voir dans le titre, j'ai lu ce roman dans le cadre du PLIB2019 : Nox d’Éloïse Tanghe. Je n'ai même pas eu besoin de finir le livre pour savoir que j'allais le mettre dans ma liste des 5 finalistes, malheureusement il ne fait pas partie de la sélection finale : (. La plume de la jeune autrice est sublime malgré quelques maladresses, sa qualité d'expression et sa façon de manier les mots m'ont littéralement bluffée ! Pour un premier roman, c'est vraiment très prometteur et j'ai hâte de lire ses prochains livres ^^. Et est-ce qu'on peut parler de cette magnifique couverture ? Comment ne pas craquer ! 

Après avoir lu le résumé, je pensais que l'histoire se passerait dans un hôpital psychiatrique du nom de Clairemont mais je me suis trompée. Dès le début, on quitte l'hôpital en compagnie de Théa. On la laisse partir, pensant qu'elle n'a plus besoin d'être suivie. Il n'y a que son infirmière Julia qui sait qu'elle entend encore des voix dans sa tête mais lui dit qu'elle peut très bien vivre avec.  
Elle sort de l'asile, elle reprend une vie plus ou moins normale : un petit boulot de serveuse, un appartement, elle essaie de faire comme ci tout allait bien. Mais les voix dans sa tête vont se réveiller et lui faire perdre pied et c'est Julia qui va la retrouver pour l'aider. Elle va lui apprendre à en isoler une et à l'écouter car elle ne peut pas les ignorer. Cette voix va lui donner le nom d'Elias et c'est comme ça que notre jeune Théa va se retrouver dans la petite ville de Clairemont. Une fois arrivée, elle tombe sur Elias et tout semble normal, Elias et sa meilleure amie Cléa vont l'accueillir dans leur petit groupe et tous les trois vont commencer à enquêter sur le passé de la ville.

Dans ce roman, il y a une sorte de folie environnante qui habille l'histoire du début à la fin et qui m'a pas mal angoissé je dois dire. L'ambiance m'a beaucoup plu et m'a marqué alors que je n'ai pas spécialement accrochée avec les personnages, je n'ai pas réussi à m'y attacher. Cléa et Élias ne m'ont pas touchée malgré leurs histoires assez glauques. Ils ont des personnalités fortes mais cachent de lourds secrets qui les rongent et ce sont des personnages assez négatifs. Théa, j'ai eu beaucoup de mal à la cerner. Les voix dans sa tête n'aide pas beaucoup à se rapprocher de ce personnage il faut dire, et elle nous garde pas mal à distance d'elle. C'est un personnage particulier qui ne connait pas vraiment le monde réel. Mais même sans l'avoir connu et en ayant fait les frais d'un passé très douloureux, je l'ai trouvé plus positive que les deux autres. Dans l'ensemble, j'ai trouvé qu'on restait assez éloigné de ce qu'il se passait dans le récit présent. 

Je parle de présent car oui, le récit se divise en deux partie : présent et passé.  
Dans le passé, un étrange narrateur nous raconte une histoire de sorcière. C'est une voix envoûtante dont on ne connaitra l'identité qu'à la fin même si dès le début j'avais deviné, mais j'avais quand même quelques doutes. Ce narrateur nous raconte donc une histoire de sorcière, d'un triangle amoureux qui a très mal tourné, d'amitié, d'amour mais aussi et surtout de jalousie. Ces passages je les ai adoré, c'est là où j'ai trouvé que la plume de l'autrice était la plus belle.
Il s'adresse directement à nous et on est tout de suite plus impliqué dans ce qu'il se passe. Même si là encore je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages du passé, qui apparaissent un peu comme des souvenirs, j'ai été beaucoup plus touché par leur histoire. J'ai adoré lire les lettres d'amour que j'ai trouvé superbes et qui ajoute de la vraisemblance à cette tragique histoire.  

Je pense que vous avez compris, j'ai préféré le récit qui nous parlait du passé. Dans le présent, les changements de point de vue (un coup Théa, un coup Elias ) ont donné certaines longueurs à l'histoire et il y a quelques répétions. Le récit manque donc d'un peu d'action et de rythme. J'ai mis beaucoup de temps à le lire même si j'ai beaucoup apprécié ma lecture. L'introduction est longue, tout met du temps à se mettre en place et surtout à se résoudre. Il n'y a qu'à la fin où tout s'accélère et on a enfin les réponses à nos questions même si certains détails restent dans le flou. 

Malgré tout, j'ai bien aimé le fait que le roman se déroule sur deux temporalités. En 1645, on se retrouve au moment de la chasse aux sorcière et à notre époque actuelle on nous parle également de la même thématique, c'est fou. Et finalement, même si c'est un des thèmes principal du roman, il n'y a pas vraiment d'éléments fantastiques, tout n'est que suggéré et c'est l'univers qui est imprégné d'une atmosphère surnaturelle grâce à l'écriture et l'ambiance que l'autrice a instauré. Rien que pour ça je lui tire mon chapeau (même si je n'en met pas haha ) car ce n'est pas quelque chose de facile à décrire.  
Tout au long de l'histoire, l'ambiance est oppressante et Clairemont qui en surface à l'air d'une petite ville tranquille nous cache bien des choses.

Je ne parle pas de la fin du roman car elle m'a beaucoup surprise et je ne voudrai pas la spoiler. C'est une fin très osée, déroutante et absolument effroyable :).


Une couverture magnifique, une histoire en deux temps, une ambiance sombre et fascinante, un narrateur mystérieux, une plume splendide et une fin qui vous surprendra. Bienvenue à Clairemont, la ville où les habitants ne tournent pas tous très rond.


mardi 26 mars 2019

Manga - Hell's Paradise de Yuji Kaku


Résumé :
Japon, époque d’Edo. Gabimaru, le plus puissant des shinobi, croupit en prison. Malgré sa condamnation à mort, aucun bourreau ne parvient à lui ôter la vie. En effet, son initiation au ninjutsu lui permet de résister aux plus atroces des tortures. C’est alors qu’il reçoit la visite d’une singulière exécutrice : Sagiri de la famille Yamada Asaemon. Celle-ci lui offre la possibilité d’être innocenté et relâché, mais à une condition : se rendre sur l’île mystérieuse de Sukhavati et en ramener l’élixir d’immortalité !

Aloha les bookworms ! 

Encore un manga ?! Et oui, je vous avais prévenu dans un article précédent, en ce moment je lis beaucoup de mangas ;). Et je dois encore une fois remercier les éditions Kazé qui m'ont fait la superbe surprise de m'envoyer Hell's Paradise dans un colis à tomber par terre ! Vous êtes les meilleurs
J'ai passé un très bon moment avec ce manga qui est une très belle réussite aussi bien au niveau des dessins que de l'histoire. Mais je l'ai lu juste après Jagaaan et j'avoue avoir préféré ce dernier qui a été un gros coup de cœur... Bref ! On est pas là pour parler de lui (il a déjà eu son article non mais dis donc ! ), on est là pour parler de Hell's Paradise, alors c'est parti mon kiki ! 

Dans ce manga nous allons suivre Gabimaru, un puissant shinobi qui est sur le point d'être exécuté. Le problème ? Et bien, personne n'arrive à le tuer. Immortalité ? Magie ? Volonté de vivre surpuissante ? En tout cas, Gabimaru ne meurt pas. C'est alors qu'entre en scène Sagiri, une jeune femme qui vient d'un éminent clan d'exécuteurs, venue pour proposer un pacte à Gabimaru : elle lui offre d'annuler sa peine de mort en échange d'une mission organisée par le Shogunat (c'est le régime, de type militaire, qui est en place à l'époque et qui dirige le Japon ). 
En effet, le Shogunat veut récupérer un élixir d'immortalité sur une île qui ressemble à un vrai paradis et qui est baptisé "au-delà". Cet élixir est très convoité mais toutes les expéditions se sont soldées par des échecs, la seule personne qui en est revenu a des fleurs qui lui poussent de partout sur le corps ou plutôt dans le corps (les images sont bien dégueu d'ailleurs, même si ce sont de très belles fleurs xD ). C'est donc pour cela que le Shogunat a décidé d'envoyer des criminels, "des rebuts de la société", condamnés à mort pour ne pas avoir à déplorer de "pertes importantes". Chaque criminel sera accompagné d'un exécuteur pour le surveiller et veiller à ce qu'il revienne avec l'élixir. C'est donc dix binômes, soit vingt personnes au total, qui partent à la recherche du précieux élixir, en espérant revenir indemne (pas en parterre de fleurs vivant quoi xD ) et, bien entendu, récupérer l'amnistie du Shogunat. 
L'île, sous ses airs de paradis sur terre, réserve bien des surprises et je pense que l'aventure ne sera vraiment pas de tout repos !

Gabimaru et Sagiri sont deux personnages assez attachants dès le début. Très différents et pourtant très proches, tous les deux sont des tueurs nés. Gabimaru vient d'un clan de shinobis, il a été élevé dans le but d'assassiner et de ne rien ressentir c'est d'ailleurs pour cela qu'on l'appelle "Gabimaru le vide". Sagiri vient d'un clan d'exécuteurs, c'est la seule femme à ce poste et elle aimerait pouvoir égaler son père. Son but est d'arriver à trancher des têtes en une seule fois, le plus nettement possible pour ne pas faire souffrir les personnes exécutées. Elle n'a pas eu une enfance facile et son statut de femme est souvent mis en cause par les hommes du clan mais elle ne baisse pas les bras, au final elle n'a pas vraiment le choix. Gabimaru n'a pas le droit de quitter son clan, il est né pour tuer et doit continuer à le faire toute sa vie... On pourrait penser que c'est un personnage complètement vide comme le laisse pressentir son surnom mais il n'en est rien. Sagiri a décelé la faille de Gabimaru. En effet, il est amoureux de sa femme, il voudrait la retrouver et n'a donc aucune envie de mourir. 
Bref, ces deux personnages se ressemblent bien plus qu'on pourrait l'imaginer.
Bizarrement, on sent qu'il y a un lien qui se créer entre ces deux personnages. C'est aussi Sagiri qui est chargée de surveiller Gabimaru sur l'île mais les dangers qu'ils vont rencontrer vont peut-être changer un tantinet leur relation. Se pourrait-il qu'ils deviennent des partenaires après tout ? 

Graphiquement, je n'ai rien à redire ! Les dessins sont superbes et bien détaillés, le trait fait bien ressortir toute la dureté du paysage et du monde qui entoure les personnages. Il y a un réel travail sur les costumes (on a d'ailleurs, entre chaque chapitres, des petits focus sur les vêtements des personnages, c'est plutôt cool ). Les scènes de combat sont assez dures et violentes mais très belle et bien réalisées. Attention, ce n'est pas un manga à mettre entre toutes les mains, mais il reste bien moins gore et violent que Jagaaan ^^. 
Quand on arrive sur l'île on reste ébahi devant sa beauté, les dessins sont magnifiques et on a envie d'y être. Mais on va très vite déchanter et se rendre compte que cette île est vraiment très étrange...
On fini avec beaucoup de questionnements : qu'est-ce que c'est que cette île ? Vont-ils trouver l'élixir ? Existe-t-il vraiment ? Quelles sont les vrais desseins du Shogunat ? Comment évoluera la relation entre Gabimaru et Sagiri ? Sont-ils vraiment si différents ?
C'est un premier tome très prometteur qui m'a beaucoup intrigué et je lirai la suite avec plaisir, j'ai hâte ! 


Êtes-vous prêt à entrer dans l'au-delà, le paradis des Dieux, l'île dont personne n'est encore revenu indemne ? : )


dimanche 24 mars 2019

Chronique - Quand je laisse la parole au chéri ... :) ❤


Aloha les lecteurs ! 

Aujourd'hui je vous propose un article un peu différent des autres puisque ce n'est pas moi qui vais vous donner mon avis :). Mon copain lit beaucoup en ce moment et on discute pas mal de nos lectures. Il n'arrête pas de m'en conseiller et du coup je me suis dit que ce serait génial s'il pouvait aussi les conseiller à d'autres personnes.
Le problème c'est qu'il n'a pas très envie d'ouvrir un blog à son tour (ou un compte instagram, ou un compte twitter, ou une page facebook... bref c'est pas son truc xD ) alors je lui ai proposé de lui laisser la parole le temps d'un article pour vous faire part de ses derniers coups de cœur !
En quelques lignes, voilà ses minis chroniques sur 5 livres différents : ). Quoi que vous allez peut être le remarquer mais un thème revient souvent dans ses lectures ; ).



LA CANTINE DE MINUIT de Yarô Abe

Un restaurant ouvert de minuit à sept heures du matin, ne peut pas fonctionner correctement me direz vous, et bien c'est une idée fausse. C'est dans ce lieu que se croise nombre de personnes bien différentes, venant simplement boire un verre ou bien manger un morceau. Ce restaurant sert ce qu'il veut au client, dés lors qu'il a de quoi le préparer.
Mince pour un synopsis ? Pas du tout ! Ce sont des petites portions de vies que l'on observe avec pour point de départ la commande de chacun. Autant de vies que de chapitres dans ce manga bien ficelé, qui vous attire à lui par la simplicité de son trait et les émotions diverses qu'il peut vous procurer. On pleure, on rie, on s'émeut de ces tranches de vies racontées autour de bons petits plats.
Légèreté et sobriété, voilà ce qui caractérise les tomes de ce manga, aussi émouvant qu'amusant.
Le petit bonus ? Il existe une série Netflix de seulement une saison respectant les codes installés au travers des tomes. Un petit bonheur.


PLAYER ONE de Ernest Cline 

En 2045, le monde n'est plus ce qu'il était, plusieurs conflits ont éclaté au début du XXIeme siècle, créant ainsi un taux de chômage trop élevé, et laissant une population inactive.
La seule échappatoire, l'Oasis, une réalité virtuelle qui a pris en charge l'éducation des enfants, et qui emplois leurs parents.
Tout se passe ainsi jusqu'à ce que le fondateur de l'Oasis, James Hallyday, meurt. Il laisse alors derrière lui une fortune colossale et les commandes de l'Oasis. Pour trouver son successeur, il a élaboré une quête avec plusieurs énigmes à résoudre et le premier qui réussira, héritera de l'Oasis.
C'était la méga-production cinématographique de 2018, l'un des meilleurs Spielberg, truffé de référence à la pop-culture, et bien devinez quoi ? Le roman ayant inspiré le film est encore mieux ! Les références sont certes, comme dans le film, faites à la pop-culture, mais elles sont aussi beaucoup plus pointues. L'histoire est bien tramée, ce monde virtuel qui s'est substitué au réel est encore plus omniprésent. C'est un roman drôle qui vous maintiendra en haleine pendant toute votre lecture. Si le film vous a plu, vous allez être dingue du livre !


LE VIEIL HOMME ET SON CHAT de Nekomaki 


Une vraie pépite ! Une pépite de simplicité. On respire ici l'air marin et la vie en plein air. Nos deux protagonistes sont Daikichi, un instituteur à la retraite, et son chat, Tama. Deux vieux compères, qui se trouvent au cœur de la ville aux chats, une ville de pécheur sur la côte. Daikichi est veuf, mais il n'est pas seul pour autant, il passe parfois ses journées avec Iwao, son ami d'enfance (héro malgré lui d'un chapitre touchant expliquant pourquoi il "déteste les chats" comme il aime tant le dire ). Cet ouvrage se découpe en plusieurs chapitres qui font chacun référence à une saison. On suit la vie simple de Daikichi et de Tama, un condensé de petits moments, tous plus touchants les uns que les autres, le tout servi avec quelques recettes de cuisines et des dessins colorisés à l'aquarelle. Une merveille pour les yeux !




MANGÉES : UNE HISTOIRE DES MÈRES LYONNAISES de Catherine Simon 

Etienne Augoyard journaliste d'origines lyonnaises revient à sa ville natale dans le but d'écrire un article mettant en lumière celles qui ont fondé la renommée gastronomique de la ville. Il se heurte alors au manque de documents d'archives et à l'amnésie étrangement sélective d'un milieu devenu masculin. Il décide alors de chercher les témoins de cette période, afin d'éclaircir les points d'ombres de l'histoire de ces mères lyonnaises (on remarquera d'ailleurs que dans Lyon, il y a seulement deux rues qui portent leurs noms ).
A l'heure de la street food et du manger vite, on nous raconte l'histoire de cette cuisine populaire et généreuse qui donne incroyablement faim ! Mais c'est avant tout l'histoire, de ces femmes audacieuses et travailleuses qu'étaient les mères lyonnaises et qui ont donné à la cuisine locale tout son prestige.
Un livre qui va vous mettre du baume au cœur et surtout l'eau à la bouche !


LE GOURMET SOLITAIRE de Masayuki Kusumi au scénario et Jirô Taniguchi au dessin

Un intitulé pareil ça attise la curiosité, non ? En feuilletant l'ouvrage, j'ai été interpelé par les nombreuses et magnifiques représentations de plats nippons (ni mauvais... désolé, le jeu de mots pourris est sorti tout seul ). J'ai mis du temps avant de pouvoir l'acheter mais plus j'attendais, plus l'envie de déguster ce livre se faisait grandissante !
Une fois entre mes mains, j'ai alors découvert une sorte de guide gastronomique, touristique et culturel du japon. On ne se contente pas de suivre le héros dans ses brèves aventures culinaires, on découvre à chaque fois une nouvelle ville, un nouveau quartier. Dans chaque histoire, c'est la découverte de l'histoire du plat mais aussi des lieux où le gourmet solitaire vient sustenter sa faim. Un plaisir pour les yeux, qui donne l'envie de gouter les plats, mais aussi de découvrir cette grande culture que semble être celle du japon.
Que vous soyez de simples gourmets ou des fans de culture japonaise, n'hésitez pas à franchir le pas de porte de votre librairie (à défaut de celui des restaurants du livre ) et découvrir ce superbe livre !


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui : ) ! J'ai trouvé ça super sympa de laisser mon chéri parler des livres qu'il avait aimé et je crois que ça lui a bien plu aussi ^^. Je pense qu'on retentera l'expérience et qui-sait, peut-être qu'une autre fois je laisserai la parole à quelqu'un d'autre ; ).


vendredi 22 mars 2019

Manga - Jagaaan de Muneyuki Kaneshiro et Kensuke Nishida


Résumé :
Shintarô Jagasaki est un jeune flic de quartier qui jour après jour se fait humilier par de jeunes voyous et par ses collègues du commissariat. Son avenir semble tout tracé : fonder une famille avec sa copine et poursuivre sa vie insignifiante... Mais cette perspective lui donne la nausée et derrière son sourire de façade, se cachent de violentes pulsions meurtrières. Un jour, lors d'une mission de routine, il tombe face à face avec un mutant chaotique et ravageur ! C'est alors que la main droite de Shintarô se métamorphose... Face à la destruction et au désespoir, un héros au côté sombre vient de naître !

Aloha les bookworms ! 

Et oui encore un manga :) ! Mais j'adore ça je pense d'ailleurs en présenter assez souvent parce que j'en lis pas mal ces derniers temps ^^. En tout cas, ça tombe bien parce que les éditions Kazé ont eu l’extrême gentillesse de m'envoyer Jagaaan de Muneyuki Kaneshiro et Kensuke Nishida que j'avais très très envie de découvrir ! Je les remercie infiniment . J'ai adoré ce tome 1 ! J'ai beaucoup rigolé, c'est tellement absurde et barré haha. Un vrai coup de cœur et j'ai vraiment hâte d'avoir la suite ! 

/!\ Bon je le dis tout de suite, il n'est pas à mettre entre toutes les mains. En plus de scènes très violentes et gores, il y a aussi quelques scènes de sexe /!\

Le résumé m'a beaucoup intrigué et la couverture aussi je dois dire avec ses belles couleurs. Je n'étais pas trop fan des dessins mais au fil de ma lecture je me suis habituée au style graphique du mangaka. Il faut dire que les visages des personnages sont assez spéciaux. Leurs expressions faciales expriment de très fortes émotions comme l'horreur ou l'euphorie mais de façon démesurée, ça peut faire peur haha. Mais il faut dire que ça va bien avec l'histoire ça renforce le côté sombre et barré.

On va retrouver notre personnage principal, Jagasaki Shintarô, dans la petite ville de Buppa. C'est un agent de police dont la vie est banale à souhait. Les habitués du quartier se moquent de lui et personne ne le respecte mais lui, et bien il se soumet et garde un sourire de façade en permanence. Il a une petite amie mais même avec elle sa vie reste routinière et la passion ne l'habite plus. Elle aimerait lui présenter ses parents, se marier avec lui et avoir des enfants mais Shin comme à son habitude continue de sourire bêtement et ne fait rien, il subit totalement sa vie. Il n'a qu'un seul rêve, sortir son arme de service et tirer sur tous les gens qui se paient sa tête et qui rendent sa vie minable. Mais bon, il ne le fait jamais, ça reste un fantasme et il continue de vivre ainsi.

Un jour, une chose très bizarre va arriver, une pluie de crapaud va s'abattre sur la ville. Lors d'une intervention dans le métro avec un collègue, Shin va assister à un phénomène encore plus étrange que les crapauds. Un homme très en colère va se transformer en monstre avec une langue tranchante qui va massacrer tous les passagers. Shin va enfin dégainer son arme mais la langue du monstre va lui trancher les doigts au moment où il allait appuyer sur la détente. Shin se voit mourir mais à ce moment ses doigts tranchés se rassemblent en une sorte de canon avec lequel il arrive à tuer le monstre.
Choqué mais en vie, Jagasaki remarque qu'une petite chouette avec un casque d'aviateur l'observe. Elle fouille le corps du monstre, en sort un crapaud et... le MANGE ! Elle explique ensuite à Shin que ces crapauds prennent le contrôle de l'esprit des humains en entrant dans leur corps, les transforment en monstre. Elle s'appelle Doku, ensemble, ils vont devoir faire équipe pour se débarrasser de tous les "xénopathes fous" ou "crapadingues", comme il aime les appeler.

Alors ? Ce résumé ne vous donne pas envie ?! Moi je suis complétement fan !
Je n'ai pas été déçue par ce premier tome. Shin, qui aux premiers abords est totalement banal, se révèle être un héros assez flippant et vraiment pas net. Il cache ses vraies pensées, sourit sans cesse pour cacher le fait qu'il déteste sa vie, c'est hyper malsain ! Sa transformation va le bouleverser et il va enfin pouvoir changer les choses dans sa vie... de façon très radicale ! 

La violence arrive d'un coup et on reste assez choqué, c'est très très gore ! Mais là où le manga pourrait juste rester sombre et dark il est en fait très drôle et c'est absurde ! Complétement absurde ! La façon dont le héros sourit tout le temps et accepte la situation, les dialogues, les transformations, la violence et même la chouette, Doku, qui est toute mignonne mais qui mange des crapauds et se moquent de Shin... Il y a un réel décalage et c'est ça qui est génial : ). Les crapadingues qui prennent possession des esprits humains, stimulent leurs désirs cachés, les rendant complètement fous, de vrais détraqués qui se mettent à tuer à tour de bras dans la plus absurde des façons ! (oui je dis beaucoup de fois "absurde" mais c'est vrai c'est absurde et puis j'aime ce mot xD).

Ce manga est complètement fou ! La violence exacerbée est contrebalancée par l'absurdité de l'histoire et des situations. Mais ce n'est pas juste un manga violent et gore gratuitement, dans le fond il dénonce les dérives d'une société contaminée par l'hypocrisie. Les gens ont des plans de vie tout tracés et la plupart vivent dans la routine. On ne connait pas les pensées sombres des gens mais s'ils les exprimaient ce serait très vite l'anarchie ! Et c'est justement ça qu'on retrouve dans Jagaaan, la véritable nature des gens sort au grand jour et le chaos s'empare de la ville ! 


Un très bon seinen, complétement fou avec un humour déjanté, de la violence et du gore, une série qui s'annonce totalement loufoque et absurde ! Un coup de cœur inattendu.



dimanche 10 mars 2019

#PLIB2019 - Au service de sa majesté la mort de Julien Hervieux

#ISBN9782362312687
#PLIB2019

Résumé :
Londres, 1887. Prise dans le carcan de la société victorienne, Elizabeth, jeune journaliste indépendante, n’a d’autre choix pour exercer son métier que de passer un accord avec un journaliste qui lui sert de nom de plume. Un accord funeste : quand ce dernier est assassiné sous ses yeux, Elizabeth, devenue gênante, est sommairement abattue…
… pour se réveiller dans sa propre tombe.
Commence alors pour elle une toute nouvelle « existence ». Sous la surveillance d’un étrange chaperon, Elizabeth rejoint, à son corps défendant, les rangs des Revenants, des morts-vivants chargés de traquer ceux qui tentent de repousser la venue de leur dernière heure.
Elle œuvre désormais pour le compte de Sa Majesté la Mort elle-même, une activité bien loin du repos éternel…


Aloha les lecteurs ! 

Encore et toujours dans le cadre du PLIB2019 (non c'est pas toujours promis ^^ ), je viens vous parler du livre de Julien Hervieux : Au service de sa majesté la mort publié aux éditions Castelmore.
J'ai lu ce livre en deux jours et c'était une excellente lecture ! Il me faisait de l’œil depuis longtemps, même avant qu'il soit sélectionné pour le PLIB et honnêtement je ne pensais pas passer un aussi bon moment. Il y a tous les ingrédients pour une aventure incroyable : des revenants (pas des zombies hein ), des personnages loufoques et excentriques, une ambiance sombre et inquiétante à LONDRES (ma ville de cœur ! ), des complots pour défier la mort elle-même, des péripéties, des secrets et des découvertes complétement folles..

Nous nous retrouvons donc aux côtés d'Elizabeth, une jeune femme qui rêve d'être une journaliste reconnue mais de par son statut de femme, elle ne peut pas écrire sous son propre nom. Elle va donc écrire des articles pour le compte d'un autre journaliste atteint du syndrome de la page blanche et d'un sérieux problème d'addiction. Tout suit son cours jusqu'au jour où Elizabeth va se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Elle va se faire assassiner... 
Voilà c'est la fin !..... 

Non je rigole, l'histoire n'est pas fini bien entendu : ). 
Elizabeth, après ce qui semble être un rêve complétement fou (ou un trip sous acide ça dépend comment on le voit haha ), va se réveiller dans son cercueil ! Persuadée d'avoir été enterrée vivante elle se fait sortir de sa fosse par un homme du nom de Mr Turner, qui lui explique qu'elle est bel et bien morte et qu'elle est maintenant une revenante ! 
Choisie par Charon lui-même (c'est le gars qui fait travers le styx aux âmes des morts mais ne vous inquiétez pas on vous en parlera mieux que moi dans le livre xD ), elle fait désormais partie de l'Ordre des revenants et doit à présent servir la Mort elle même et chasser les trompes-la-mort, les personnes qui essaient de repousser leur trépas.

L'histoire est rapide et il se passe énormément de chose en 300 pages mais justement pas le temps de s'ennuyer ! On tourne les pages avec envie et curiosité. L'univers décrit par Julien Hervieux est riche et très bien exploité, il n'y a pas de flottement et tout reste très clair, on ne se perd pas dans les explications. Le récit est original et j'ai bien aimé les personnages. Elizabeth est intelligente, forte et reste malgré tout "humaine". Elle s'habitue vite à son nouveau statut et n'hésite pas à prendre les choses en main quand elle le peut, elle est incroyablement dégourdie.
J'aime bien son "duo" avec Mr Duncan Turner qui est pour elle comme un père dans ce monde des morts. Il la guide, lui donne des conseils mais reste drôle et impertinent. Iseult la meneuse de l'Ordre est tout à fait incroyable. Elle est très autoritaire, on a du mal à imaginer que c'est une jeune fille de 14 ans qui est à la tête d'une telle équipe depuis des centaines d'années. Hank est adorable et pataud et se montre très utile dans plusieurs circonstances, on ne peut pas le détester. Mais son statut est assez compliqué et de ce fait, il est un peu la tête de turc de l'équipe. C'est dérangeant par moment de le voir se faire malmener par Iseult, heureusement qu'Elizabeth est plus tendre avec lui. Béatrix est génial ! Je la trouve très douce comme une poupée mais il ne faut pas la sous estimée car c'est une alliée de premier choix, une faussaire de talent.
Tous ces personnages sont très attachants, ils restent crédible malgré le fait qu'ils soient morts. Je pense qu'on peut facilement s'identifier à l'un d'entre eux. Et puis, il y a une très bonne dynamique entre les personnages, pas de blanc, pas d'inaction, il se passe toujours quelque chose et ils sont tous sollicités. 



Elizabeth se pose beaucoup de questions : est-ce très moral de tuer des gens même s'ils ont défié la mort ? Est-ce qu'ils le méritent ? Les revenants ont-ils le droit de faire ça ? Et c'est grâce à ces questions qu'on va développer et explorer différentes croyances autour des trompes-la-mort, qu'on va nous parler de l'aspect mythologique de la mort et que petit à petit on va en savoir plus sur l'histoire. Beaucoup de missions, peu de revenants pour s'en occuper, ce n'est pas un travail facile mais Elizabeth n'a pas le choix.
Je pense que le plus dur pour elle, c'est de devoir dire au revoir à son passé. Ce n'est pas évident de devoir mourir pour revenir sans être la même personne (enfin je suppose haha ). S'inventer une vie, mentir, faire tout pour que les humains ne connaissent par leur existence, la vie d'un revenant n'est pas de tout repos. 

Couverture du tome 2

Beaucoup de point positif sur ce roman, la seule chose que je puisse lui reprocher c'est les facilités prises par rapport à certains points de l'histoire. Ce n'est pas quelque chose qui m'a beaucoup dérangé mais j'ai trouvé certaines situations un peu trop facile. Après, je reste consciente que c'est un livre destiné à un public plus jeune et qu'il faut que l'intrigue reste accessible et pas trop tarabiscotée. 


Je pense qu'il a sa place dans les 5 finalistes du PLIB2019, en tout cas j'ai envie de lui donner sa chance et j'espère qu'il charmera nombre de lecteurs. J'ai hâte de lire la suite de cette aventure pleine de fantaisies en espérant que le deuxième tome soit à la hauteur du premier.
J'ai pu voir sur Babelio qu'il sortira le 20 mars prochain et j'aime encore une fois beaucoup la couverture.



Une histoire haletante dans une société victorienne, des personnages loufoques et décalés, du surnaturel, des secrets et des complots, des missions aux quatre coins de Londres, une plume efficace et agréable. 

Oseriez-vous défier la mort ou rentrer à son service ?


mercredi 6 mars 2019

Manga - Adieu, mon utérus de Yuki Okada


 Résumé : 
Yuki Okada, à trente-trois ans, a tout pour être comblée : mariée et heureuse, mère d'une petite fille, elle exerce également le métier qu'elle aime – autrice de mangas. Aussi, quand elle consulte son médecin à cause de règles anormales, elle ne se doute pas de la terrible nouvelle qui l'attend : malgré son jeune âge, elle développe en effet un cancer du col de l'utérus. Chamboulée et perdue, elle ne saura d'abord pas comment réagir, et affronter cette épreuve que la vie lui impose... Pourtant, très vite, elle comprend qu'il lui faudra faire des choix. Mais entre les avis de ses proches et du corps médical, comment savoir ce qu'elle souhaite vraiment ?

Aloha tout le monde !  

Encore un manga ? Et oui ! Je ne m'arrête plus :). Très différent d'Hungry Marie je vous parle aujourd'hui de Adieu mon utérus de Yuki Okada aux éditions Akata

J'avais vu quelques avis sur instagram et j'ai eu envie de me faire ma propre opinion dessus. Étant très sensible aux sujets qui portent sur les maladies et la médecine je me suis dit que ce serait une bonne idée de le lire. Je n'ai pas eu de cancer et je suis plutôt en bonne santé mais j'étais curieuse de connaître le parcours de cette femme face à cette terrible maladie. Ce qui m'a définitivement convaincu de le lire c'est qu'on m'a dit que le sujet était traité avec humour et légèreté, on est pas dans le pathos et l'auto-apitoiement. C'est un manga qui donne du courage et de la confiance qui nous laisse sur une note positive et joyeuse

C'est aussi une manière de me rassurer que de lire ce manga à cette période. En effet, ma grand mère est en pleine récidive d'un cancer du sein... C'est la troisième fois et c'est très dur de la voir comme ça... Même si je ne suis pas à sa place, le fait de lire l'expérience d'une femme atteinte d'un cancer (même si ce n'est pas le même ) et de voir qu'elle réussit à s'en sortir véritablement me donne de l'espoir pour que ma mamie se débarrasse, à son tour, pour de bon de sa "pitchoune" (c'est comme ça que Yuki appelle son cancer dans le livre ^^ ).

Yuki a 33 ans, c'est une mangaka passionnée, une femme et une maman comblée mais du jour au lendemain tout bascule quand on lui diagnostique un cancer de l'utérus... C'est grave, ce n'est pas facile mais elle peut s'en sortir grâce à une lourde opération. Pas question de se laisser abattre, elle va tout faire pour rester positive et se battre pour elle-même mais aussi pour sa famille. 
Dans ce manga autobiographique, Yuki nous raconte son parcours du diagnostic à la fin de son combat, on va vivre avec elle tout le processus de la maladie. 
Yuki nous raconte avec humour mais aussi avec simplicité, justesse et sincérité ses peurs, ses angoisses, ses doutes mais également ses petits bonheurs, sa joie de vivre et son amour pour sa famille.


Je trouve que c'est vraiment un bon manga, plein d'espoir, qui peut donner du courage et rassurer d'autres femmes qui traversent la même épreuve. 
Le sujet n'est pas très gai mais sachant que ce manga est publié quelques années après sa maladie on sait dès le début que l'histoire se termine bien. Elle ne s'apitoie jamais sur son sort, elle reste positive quoi qu'il arrive même si elle a peur, qu'elle a mal et qu'elle fait des crises d'angoisses.  
J'ai beaucoup aimé les personnages des autres patientes qui partagent sa chambre. D'abord sur la réserve vis à vis de ses femmes, elle fini par trouver auprès d'elles du réconfort, de la solidarité et beaucoup de courage : c'est très touchant. 
Sa famille est également très présente et la soutient dans cette épreuve. On a d'ailleurs un aperçu de l'effet que peut avoir le cancer sur ses proches et ce n'est pas facile pour eux non plus. 
J'aurais peut être aimé en savoir plus sur l'après opération. Même si elle nous dit que deux ans après elle va bien, j'aurai voulu en apprendre plus sur sa convalescence.  
C'est un beau manga, nécessaire, qui peut faire monter les larmes et l'angoisse mais qui peut également faire rire et sourire :).

Acheter le manga c'est aussi l'occasion de faire une bonne action pour la lutte contre le cancer ;).

Un témoignage touchant sur un sujet délicat, raconté sans détour avec humour et optimisme. 

vendredi 1 mars 2019

#PLIB2019 - Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton


#ISBN9782075110808
#PLIB2019

Résumé :
Deux lignes d’explosions ravagent la Terre. Nul n’en connaît l’origine mais, quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, notre monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d’échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde... 

Aloha les lecteurs !

Aujourd'hui je viens vous parler d'un roman que j'ai lu il y a peu dans le cadre du PLIB2019 : Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton. Il fait partie des 21 sélectionnés, je l'avais mis dans ma sélection personnelle et j'avais donc très envie de le lire.
Je n'ai lu qu'un seul autre roman de Manon Fargetton, c'était son tout premier : Aussi libre qu'un rêve. Son style a bien évolué et sa plume est beaucoup plus belle aujourd'hui. Elle a écrit ce premier livre toute jeune (à 18 ans il me semble ? ) et on peut constater qu'elle a fait du chemin depuis.
Je ne peux pas dire que j'ai passé un bon moment avec Dix jours avant la fin du monde parce qu'il m'a énormément stressé mais ce fut une très bonne lecture !


C'est un roman que je classerais dans du "pré-apocalyptique" puisqu'on se retrouve littéralement 10 jours avant la fin du monde. On va suivre plusieurs personnage tout au long de l'histoire et avoir leur différents point de vue.
Un jour, on apprend que des lignes d'explosion commencent à ravager la terre. La Nouvelle-Zélande est détruite et petit à petit le chaos commence à prendre place partout sur la planète. D'après les estimations, il reste 10 jours avant que tout soit dévasté et le dernier endroit qui sera touché est la Bretagne, où les deux lignes d'explosion se percuteront en dernier. Les gens se précipitent alors vers cet endroit pour espérer grappiller un peu de temps supplémentaire avec les gens qu'ils aiment.


Au milieu de tout ça, on trouve Lili-Ann, une jeune fille étudiante à Paris, qui veut rentrer voir sa sœur en Bretagne pour vivre ses derniers jours. Sur son chemin elle va rencontrer Brahim, un chauffeur de taxi, qui va l'aider à rentrer chez elle, puis Valentin, Sarah et Gwen ainsi que d'autres personnages qu'on rencontrera un peu plus tard.

C'est un roman très prenant qui se lit hyper vite. J'ai littéralement avalé les pages et en deux jours, ce beau bébé de presque 500 pages était fini. La tension devient de plus en plus forte au fur et à mesure qu'on tourne les pages, il y a un décompte à chaque début de chapitre et c'est très stressant. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer à la place des personnages et le fait que l'action se passe en France aide beaucoup à visualiser. Qu'est-ce que j'aurai fait si il ne me restait que 10 jours à vivre ? Comment retrouver sa famille alors que toutes les routes sont bloquées ? Des embouteillages à perte de vue, la nourriture commence à manquer, les gens commencent à devenir fou... 


A travers chaque points de vue des personnages on découvre différentes réactions face à ce drame. Tristesse, déni, violence, peur, acceptation, espoir... C'est dans une situation comme celle là que les vrais visages se révèlent, que des liens improbables se tissent, que les questionnements prennent tout leur sens. C'est terrible ce qu'il se passe dans ce roman mais il n'y a pas tellement d'action. Manon Fargetton nous propose un livre plutôt tourné vers la réflexion et l'humain à travers les différents portraits des personnages que l'on suit. 
Ils sont tous très différents et leurs personnalités s'opposent mais se complètent aussi d'une certaine façon. Je ne suis pas sûre que ces personnages se seraient liés d'amitié dans un autre contexte mais c'est justement ça qui est intéressant.


Je n'ai pas apprécié tous les personnages et j'ai eu du mal à comprendre certaines réactions de leur part. Lili-Ann que j'ai trouvé assez égoïste par moment est pourtant un personnage central de l'histoire. Sans elle, je pense qu'il n'y aurait pas eu le même groupe mais elle m'a quand même pas mal énervée. Valentin est un personnage touchant et ce qu'il lui arrive n'est vraiment pas facile, Lili-Ann est très dure avec lui et j'ai trouvé ça plutôt injuste. Elle le juge sans le connaître et sans lui laisser le temps de "faire ses preuves" et lui dit des choses très brutales. Brahim est génial, le chauffeur de taxi a le cœur sur la main, il aide tout le monde du mieux qu'il le peut et veut faire le bien autour de lui. C'est une personne profondément bonne et je ne suis pas sûre qu'il y ait une once de méchanceté dans ce personnage. C'est d'ailleurs à cause de ce qu'il lui arrive que j'ai du mal avec la fin. SPOILER Je ne trouvais pas nécessaire de tuer ce personnage. D'accord, son dernier geste est héroïque et reste en adéquation avec ce qu'il est, mais il avait enfin trouvé le bonheur avec quelqu'un pourquoi le lui reprendre ? Pareil pour Béatrice, pourquoi lui enlever son bonheur alors qu'ils avaient trouver une solution pour s'en sortir ? FIN SPOILER
Le couple Sarah et Gwen est spécial. Autant Sarah je n'ai pas spécialement d'opinion sur elle et je comprends plus ou moins sa façon de voir les choses. Mais Gwen... j'avais envie de rentrer dans le livre pour le secouer.
Il m'a tellement énervé, je n'ai pas du tout compris ce personnage, il n'y a qu'à la fin où je me suis dis : "Et ben ! Pas trop tôt mon gars, enfin tu te réveilles !"
C'est dur de parler des personnages sans spoiler l'histoire mais je vais essayer.
Gwen est un écrivain et sa passion, ce qui le fait vibrer, sa raison de vivre, c'est bien l'écriture. Mais dans de telles circonstances je n'ai pas vraiment compris pourquoi il continuait à écrire coûte que coûte en délaissant celle qui l'aime. Et puis les passages de son histoire dans le roman m'ont profondément ennuyé et j'avoue avoir très vite arrêter de les lire. J'aime vraiment pas ça dans un livre, c'est comme avec Fangirl de Rainbow Rowell, les passages de fanfiction je les ai sauté (#sorrynotsorry haha ). J'avais envie d'être au cœur de "l'action", avec les personnages, pas dans un autre récit. Après ce n'est qu'une opinion personnelle, peut être que ces passages ont beaucoup plu à d'autre, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaire : ). 


Bref ! Pour revenir à l'histoire, j'ai été frustrée par la fin et j'aurais aimé avoir plus d'explication sur les lignes d'explosions et sur ce qui arrive après. Un épilogue peut être ? Le côté SF/fantastique m'a un peu dérangé parce que ça tranche avec le reste de l'histoire. J'ai quand même lu les derniers passages de l'histoire de Gwen pour avoir un semblant de réponse mais c'est trop tiré par les cheveux j'ai trouvé et ce n'est pas très crédible.

Cependant, ce roman reste une très bonne lecture. La plume de Manon Fargetton est belle et très agréable à lire, j'ai pris plaisir à tourner les pages. Malgré la fin qui m'a frustré et les passages du roman de Gwen, je garde une très bonne impression sur ce roman et pense qu'il fera partie de mes 5 finalistes ; ). 


Un roman jeunesse stressant mais prenant, une histoire à la limite du réel, des personnages attachants et des réflexions très intéressantes, je vous encourage à lire ce livre et à vous faire votre propre opinion dessus : ).

mardi 26 février 2019

Manga - Hungry Marie de Ryuhei Tamura

"Je m'appelle Mamoru Utsuki.
Je suis en seconde au lycée Bourbon et mon mot préféré c'est "chat"...
J'aime bien les chats parce qu'ils comprennent plein de trucs contrairement aux crabes...
" 


(Non mais cette citation... J'étais obligée de la consigner ici tellement elle m'a fait rire xD. Ce personnage est un peu bizarre, mais ils le sont tous en fait haha )


Résumé :
Taiga est amoureux de sa voisine Anna, dont le père est un prêtre catholique adepte de magie noire... Un jour, il la surprend en plein rituel visant à ressusciter Marie-Thérèse Charlotte, fille de la célèbre Marie-Antoinette et accepte de "collaborer" avec elle. Mais, avant la cérémonie, la foudre s'abat sur Taiga ! Son esprit se retrouve alors enfermé dans le corps de Marie-Thérèse... Et quand la jeune princesse a faim, le processus s'inverse ! Compliqué pour le lycéen d'avoir une vie normale après ça... sans même parler de conquérir le cœur d'Anna ! !

Aloha tout le monde ! 

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Kazé de m'avoir envoyé ce manga avec lequel j'ai passé un très bon moment :). Je n'ai pas encore présenté beaucoup de manga sur le blog et pourtant j'adore ça ! Je n'en lis pas autant que je le voudrais en ce moment mais j'en ai pas mal dans ma PAL et je pense me faire une séance de lecture spécial manga bientôt, j'ai hâte !  

Je ne connaissais pas l'univers de Rhûyei Tamura puisque je n'ai pas lu Beelzebub mais le résumé d'Hungry Marie m'a attiré, je me suis dit que ça pouvait tout à fait être le genre d'histoire que j'aime lire en manga. Et j'avais raison ! C'est barré, absurde et plein d'humour, le combo parfait ! En plus, et ça c'est vraiment un critère important pour moi, il n'y a que 4 tomes ! Haha ! Alors je ne dis pas que je ne lis pas de série plus longue, mais j'avoue que quand je vois qu'il y a plus de 20 tomes pour une série je recule... Oui je suis faible mais que voulez vous ? C'est à cause de ça que je n'ai jamais fini Nisekoi de Komi Naoshi par exemple. Et pourtant j'avais adoré les premiers tomes ! Mais à force d'attendre la suite des publications, l'histoire se développait avec des sous intrigues de plus en plus éparpillées et j'étais obligée de relire les premiers tomes pour me rappeler... J'ai donc abandonné :'(... (Mais maintenant que la série est fini peut être que je retenterai l'aventure qui sait ^^ ).
Bref ! Je ne suis pas là pour parler de Nisekoi mais de Hungry Marie !


Dans cette histoire on va rencontrer Taiga qui est amoureux de sa voisine Anna depuis tout petit. Le problème ? Leurs familles ne s'aiment pas, sont en constante compétition et on leur a interdit de se fréquenter (Ça fait penser à Roméo et Juliette n'est-ce pas ? ). Résultat, Taiga n'a jamais pu avouer son amour à Anna. Un jour, il va prendre son courage à deux mains pour aller lui parler et va la surprendre en plein rituel mystérieux pour ressusciter Marie-Thérèse Charlotte, la fille de Marie-Antoinette. Suite à ça (et un peu par obligation ), il accepte d'être son complice mais juste avant que la cérémonie ne commence, la foudre va frapper Taiga et il se retrouve prisonnier du corps de la princesse... Son propre corps n'apparait que lorsque Marie-Thérèse a faim et ce n'est pas lui qui le commande mais l'esprit de la jeune femme (Bon, là tout de suite, ça fait beaucoup moins penser à Roméo et Juliette haha ).


Comme beaucoup de premier tome, il est assez introductif. On nous présente les personnages, le décor et l'intrigue et je ne peux pas faire une chronique super détaillé tant que je n'aurai pas lu la suite mais je peux déjà dire que c'est très prometteur ! 
L'idée de base laisse place à des scènes vraiment incongrues et comiques. Les personnages ont des tempéraments très différents mais bien trempés et ils nous embarquent dans une aventure musclée. Comment vont-ils réussir à retrouver leur propre corps ? Est-ce que Marie Thérèse Charlotte va pouvoir rester chez les vivants ? Pourquoi vouloir la faire revenir ? Beaucoup de questions restent en suspens et j'ai hâte de lire la suite pour avoir les réponses.

J'ai bien aimé les références modernes de pop culture un peu partout dans les dialogues - dialogues qui sont souvent très absurdes. Qu'on mentionne Lady Oscar, Détective Conan ou même Miyazaki j'ai trouvé ça génial ! Les dessins sont beaux mais n'ont rien de très original même si j'aime beaucoup les visages des personnages, la robe de la princesse et les scènes de combats qui sont très bien mises en valeur. Les personnages sont attachants, surtout Anna et Taiga. Il ne faut pas oublier que c'est aussi une histoire d'amour et j'ai très envie de savoir ce qu'il adviendra de ces deux là. J'ai aussi bien envie de mieux connaitre le pote de Taigu, Mamoru qui à l'air assez idiot mais justement à chaque fois qu'il est là, c'est très drôle! 
Ce manga est dans l'excès, tout est très théâtral, extravagant, incongru mais justement c'est ce qui fait son charme. 

En tout cas, moi j'adore !



De la romance, de la baston, de la magie noire, des personnages loufoques et des dialogues absurdes. 
Un premier tome étourdissant plein d'action et d'humour !

dimanche 24 février 2019

Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry



Résumé 
Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Aloha les lecteurs ! 

Avant de commencer à parler de ce livre, je tiens à remercier les éditions Lynks pour m'avoir permis de découvrir ce roman en me l'envoyant dans un magnifique colis.
Je peux déjà vous dire de foncer acheter ce livre si vous ne l'avez pas ou de vous jeter dessus si vous l'avez dans votre bibliothèque parce que c'est un coup de cœur !   

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus de David Bry est un roman qui m'a passionné ! On se retrouve dans un Paris uchronique, réinventé, au XIXe siècle où l'on va suivre une aventure aussi étonnante et merveilleuse que dramatique et révoltante. Les Lois de la Norme régissent la société et classent les habitants de Paris en deux catégories : les Normaux et les Anormaux. Les Anormaux sont toutes les personnes qui sont jugées différentes : obèses, défigurés, mal-formés, d'orientations sexuelles et religieuses différentes... Peu importe si c'est de naissance ou qu'il vous soit arrivé un accident, vous serez jugé comme Anormal et mis à l'écart de la société, de l'autre côté de la Seine, sur l'île qu'on appelle La Cour des Miracles (j'aime beaucoup ce nom, je le trouve très beau et poétique ). 
Notre personnage principal n'est pas considéré comme Anormal et vit donc de l'autre côté du fleuve dans une famille bourgeoise et très fortunée. Romain vient d'avoir 15 ans et il ne se sent vraiment pas à sa place dans cette famille et cette société fortement divisée. Toutes les nuits, il s'échappe de chez  lui pour partir à la Cour des Miracles, observer les Anormaux qui le fascinent. Parce que Romain à un secret, un secret qu'il ne peut révéler par peur d'être jugé ou pire, d'être exclu. 

Il va se passer beaucoup de chose dans ce roman et je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer ! Je me suis beaucoup attaché au personnage de Romain, c'est un garçon dévoué, gentil et courageux qui n'hésite pas à se battre pour ce qui est juste et pour les gens qu'il aime. On aimerait que les autres personnages de sa famille et de son entourage soit comme lui, tolérant et ouvert d'esprit, il ne juge pas les gens par leur physique et se fiche de leur origine sociale. La seule personne avec qui il se sent bien c'est Ambroise, son meilleur ami. Avec lui, il peut être lui même, il le comprend et ensemble ils aiment sortir en douce et partir à l'aventure. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé aussi, loyal et déterminé, il va aider Romain du mieux qu'il le peut et l'accepte comme il est, peu importe son secret. 
Du côté des Anormaux, on retrouve Lion et Akou, deux personnages haut en couleur, très différents de Romain et Ambroise, qui ont un parlé très atypique, celui de La Cour des Miracles. Il y a un lexique à la fin pour mieux comprendre ce langage mais j'avoue qu'à part quelques mots, c'est compréhensible et il n'y a pas besoin de retourner le livre pour comprendre les conversations. Au début, c'était un peu bizarre, mais on s'y habitue et j'ai trouvé que ce langage apportait une originalité au roman sans en faire trop.

J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la plume de l'auteur que j'ai trouvé très juste et naturelle. Il y a de la poésie dans son texte sans trop de fioriture. Ce qu'il nous dit est tantôt très beau et tantôt très dur. Il nous parle de la différence avec simplicité et de façon saisissante. Les valeurs que le livre met en avant sont fondamentales et très importantes : avoir le droit d'être soi-même et s'assumer tel que l'on est, refuser de se conformer aux règles quand elles sont injustes, se battre pour sa liberté et défendre ce en quoi on croit... Beaucoup d'injustices sont dénoncés et même si c'est de la fiction, les messages que véhiculent ce livre peuvent être transposés dans notre réalité. On souffre des même problème face à la différence. Les personnes que l'on considère comme différentes ne sont pas mises sur une île comme dans le livre mais sont tout de même marginalisées et exclues. 
Les romans comme celui ci sont importants et peut être qu'ils peuvent aider certaines personnes à ouvrir les yeux sur notre monde. 

Pour revenir à l'histoire, il n'y a pas d'endroit sur pour notre personnage principal, même chez lui, dans sa chambre, il n'est pas tranquille, jamais libre. Mais, on se rend compte que le seul endroit où il y a un semblant d'espoir, de vie et de liberté c'est à La Cour des Miracles. L'entraide et la notion de famille est bien plus présente que dans les beaux quartiers bourgeois qui sont à l'image de ceux qui y habitent : froids, sales et obscurs. Même si la vie des Anormaux est particulièrement difficile : ils meurent de faim, vivent dans des taudis, ils ont été exclus de la société et parfois même par leur propre famille, on préfère se retrouver de ce côté du fleuve. Ils ont une chose que Romain n'a pas : la liberté. 

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est une petite pépite, un roman que j'ai pris grand plaisir à découvrir ! Le rythme est entrainant, je n'avais plus envie de reposer le livre, j'avais tellement envie de le finir et à la fois je ne voulais pas quitter les personnages. Les péripéties s'enchainent très vite mais petit à petit, au fil de l'action, on découvre de plus en plus de chose sur ce Paris fascinant et c'est vraiment très bien raconté par l'auteur. 

J'ai également adoré le fait qu'à chaque début de chapitre on ait un extrait de texte faisant partie de la diégèse. Par exemple, un texte de loi, une lettre d'un personnage à un autre, une chanson populaire... grâce à ça on découvrait des secrets et on s’empreignait davantage de l'univers. 
Quant à l'objet livre, il est magnifique ! La couverture est superbe ! Entre l'illustration, les arabesques, la police... ❤ ! A l'intérieur aussi on retrouve quelques illustrations, notamment à chaque fin de chapitre où on va retrouver un élément important du chapitre qu'on vient de lire. J'ai trouvé ça très judicieux ! 

Je ne sais pas s'il y aura une suite à ce roman mais je ne le pense pas. La fin se suffit à elle même et de plus, dans le colis que j'ai reçu il y avait un petit extrait en bonus qui se déroule 15 ans plus tard après le roman. C'est vraiment hyper chouette et très bien pensé, j'espère pouvoir trouver les autres extraits afin d'avoir des nouvelles d'un peu tous les personnages : ). Celui que j'ai lu m'a mit du baume au cœur et m'a beaucoup touché. 


Un Paris au XIXe siècle original mais pas si merveilleux, un garçon courageux et prêt à se battre pour ses convictions, une aventure palpitante, des amis sur qui compter, une romance en arrière plan touchante et très bien dosée, une plume captivante et poétique. 
Embarquez vite pour la ville qui ne souriait plus : ) !

samedi 16 février 2019

Bleu espoir de Cathy Cassidy


 Résumé :
Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d'Hannah) de veiller sur lui.
Mais Paul, par son look et ses extravagances, attire les foudres des amis de Kit, et l'amitié se transforme en harcèlement. Plutôt que de demander de l'aide, Paul s'isole car il a peur des services sociaux. Il faudra l'aide des deux filles et des parents pour éviter qu'il n'aille trop loin... 



Aloha les lecteurs : ) !

Un nouveau roman de Cathy Cassidy ?! Il fallait que je le lise ! Bon j'ai un peu de retard dans ses publications parce que je n'ai pas encore lu L'étoile rebelle (mais je ne suis pas sûre de le lire parce que je n'ai pas aimé le tome précédent) et Lexie Melody est encore dans ma PAL mais celui là me faisait de l’œil !
Cathy Cassidy est une autrice jeunesse et on pourrait croire que ce qu'elle écrit n'est pas destiné à un public plus âgé, mais détrompez-vous ! Son écriture est fabuleuse. C'est fluide, facile à lire mais très bien écrit et vrai. Elle ne prend pas les enfants pour des imbéciles et dans tous ses livres, elle parle avec beaucoup de sensibilité et de finesse des problèmes liés à l'adolescence ou pré-adolescence. Alors oui, ça ne parle peut être pas à tous les adultes mais ayant été une ado en souffrance je me reconnais dans beaucoup de ses personnages. Et même quand ce n'est pas le cas, il y a quelque chose de terriblement magique dans ses livres. Ça vient peut être du cadre, j'aime toujours les endroits où l'histoire se déroule; un cottage en Angleterre, une maison au bord de la mer... ça fait rêver.

Dans Bleu Espoir, on retrouve Hannah et Joey, deux meilleures amies de 12 ans qui bien que très différentes, s'adorent. Joey est une rebelle, elle aime provoquer, s'habiller de façon excentrique et se fait constamment rappeler à l'ordre par le principal du collège. Hannah est une jeune fille tranquille, assez timide qui passe plutôt inaperçue. J'ai bien aimé ce duo qui marche plutôt bien. Elles sont attachantes et Joey est rigolote je l'aime beaucoup. A travers l'histoire, leur relation va évoluer. En effet, Joey va finir par sortir avec le frère d'Hannah, Kit, et ça ne va pas vraiment plaire à cette dernière. Même si ça parait égoïste je comprends son sentiment parce que Joey fini par la laisser de côté. C'est un peu classique comme situation pourtant ce n'est pas cliché pour autant. L'autrice va vraiment faire de cette relation entre Joey et Kit, un élément important face à un autre problème.

En effet, Paul, un jeune garçon de 13 ans est arrivé récemment dans la famille de Joey. Il va au même collège que les filles et que Kit le frère d'Hannah. C'est donc normal pour elles que de lui demander de l'aiguiller et de l'aider à s'intégrer. Mais tout ne va pas se passer comme prévu...
Paul va vite se retrouver très seul et face à cette solitude, Hannah va se rapprocher de lui car elle comprend ce qu'il ressent. Une très belle relation va commencer entre ces deux personnages mais rien de nian nian car tout cela reste très amical.
Paul est différent et c'est à cause de cette différence qu'il va se retrouver marginalisé par les autres. Il y a certains moments qui m'ont fait monter les larmes je dois avouer mais ça m'arrive souvent avec Cathy Cassidy je dois dire :). Sa plume et ce qu'elle raconte me touche toujours beaucoup.

Cathy Cassidy va nous parler de cette souffrance liée au harcèlement et au fait d'être considéré comme différent et elle va le faire avec délicatesse et honnêteté. Il n'y a rien de trop violent car ce livre est avant tout ciblé pour les jeunes publics mais ça reste percutant et terriblement vrai. Il y a quand même quelques scènes assez difficiles.
Les conséquences pour les victimes de harcèlement peuvent être assez dur, du déni, à l'incompréhension en passant par l'automutilation pouvant aller jusqu'au suicide, beaucoup de thématiques sont abordées dans ce roman. Ce livre, comme beaucoup d'autre de l'autrice, pousse à la réflexion sur les difficultés que les jeunes peuvent rencontrer dans leur vie et c'est très important.
Mais il y a aussi une réflexion sur la différence : notre relation avec les autres, la façon dont on se comporte face à ceux qui ne sont pas comme nous, notre capacité à suivre le mouvement ou justement à savoir dire non. Ce n'est pas toujours facile de dire non, de s'opposer à la majorité surtout quand on est jeune mais dans certain cas comme ici dans le roman, c'est parfois bien indispensable.

Les romans de Cathy Cassidy sont nécessaires, malgré une histoire qui peut paraitre superficielle il y a de véritables messages à l'intérieur et de vrai conseil. Il donne aux jeunes lecteurs la sensation de ne pas être isolé : non, vous n'être pas les seuls dans cette situation. 


Une jolie histoire, de belles et profondes réflexions, des personnages attachants et une magnifique couverture par la même occasion, je ne peux que vous conseiller Bleu Espoir.